marion lenne

Députée de la 5ème circonscription de Haute-Savoie

question à mme la ministre de l’enseignement supérieur sur l’attractivité de l’enseignement supérieur français

Question associée à celle de Béatrice Piron.

Dans le cadre de la grande ambition pour la francophonie portée par le Président de la République et le Gouvernement, la mobilité étudiante participe au rayonnement de nos universités, qui sont les meilleures ambassadrices de la francophonie. Mais il faut, pour cela, que la qualité de l’enseignement et de l’accueil soit à la hauteur.

Permettez-moi donc de revenir sur la stratégie nationale pour le renforcement de l’attractivité de l’enseignement supérieur français et l’accueil d’étudiants internationaux, dévoilée lundi dernier à l’occasion des rencontres universitaires de la francophonie organisées par Campus France et l’Agence universitaire de la francophonie.

Quatrième pays au monde en termes de mobilité des étudiants, la France fait face à une concurrence accrue. Il faut donc renouveler notre politique d’enseignement supérieur, ce qui implique des choix forts. C’est ce que nous avons fait avec la loi du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, par laquelle un véritable investissement a été fait pour notre jeunesse.

Madame la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, permettez-moi de vous demander de nous donner des précisions sur la stratégie « Bienvenue en France » qui vise à atteindre le chiffre de 500 000 étudiants internationaux en France à l’horizon 2027.

Par ailleurs, alors que le principe des frais d’inscriptions différenciés pour les étudiants internationaux fait écho à la recommandation de la Cour des comptes de mettre fin plus généralement à la quasi-gratuité de l’université, quelles sont les intentions du Gouvernement pour garantir à tous les étudiants l’accès aux études en France ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)

Réponse

L’ambition est que la France reste une grande nation attractive grâce à la qualité des formations offertes par son système d’enseignement supérieur. De grands progrès restent à faire en matière d’accueil des étudiants internationaux : c’est ce que disent tous nos pays partenaires, c’est aussi ce que disent les étudiants internationaux en mobilité.

C’est pourquoi, avec le Premier ministre, a été présenté un plan en trois parties, baptisé « Bienvenue en France ». La première partie concerne l’accueil, pour faciliter et fluidifier l’obtention de visas par les étudiants, et avec Campus France, pour mettre en place un label de qualité de l’accueil des étudiants étrangers, mesurant tant l’enseignement du français comme langue étrangère que l’accompagnement par des interlocuteurs capables d’aider ces étudiants dans leurs démarches administratives.

Ces étudiants internationaux ont des besoins particuliers. Il faut donc les faire participer, dans la mesure de leurs moyens, à l’amélioration de leur accueil. C’est pourquoi, en même temps que l’augmentation différenciée des droits d’inscription au sein des établissements d’enseignement supérieur, est prévu un triplement des bourses d’accueil.

Enfin, est menée une politique très forte en faveur de la coconstruction et de la délocalisation de l’offre de formation dans certains pays dont la qualité universitaire n’est plus à démontrer, comme le Sénégal et la Tunisie.

Il n’est pas question d’augmenter les droits d’inscription pour l’ensemble des étudiants. Le rapport dont les conclusions ont été diffusées par le journal Le Monde n’a pas été demandé par le Gouvernement, qui n’en a pas eu connaissance.

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