marion lenne

Députée de la 5ème circonscription de Haute-Savoie

Atelier de travail sur l’apprentissage et les emplois francs en Politique de la Ville

La réforme de la formation professionnelle a démarré début octobre 2017 avec comme objectif le dépôt
au Parlement d’un projet de loi au printemps 2018.A ce titre, le gouvernement a lancé une « concertation
préalable avec les organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives en vue de
l’ouverture d’une éventuelle négociation sur un accord national interprofessionnel
Le Grand Plan d’Investissement 2018-2022 lancé par le gouvernement en septembre 2017 consacre 15
milliards d’euros à la formation professionnelle sur un total de 57 milliards d’euros.
Dans ce cadre Mme Estelle Sauvat a été nommée Haut-commissaire à la transformation des compétences
auprès de Madame Muriel Pénicaud, ministre du Travail en novembre dernier. Elle a comme mission, la
conception et le déploiement du plan d’investissement relatif aux compétences, (PIC) en promouvant,
notamment par le recours aux outils numériques, la transparence, la qualité et le caractère innovant de
l’offre de formation proposée aux demandeurs d’emploi, ainsi que l’adéquation entre l’offre de formation
et les besoins en compétences des entreprises à court, moyen et long terme .
Les enjeux de développement de compétences et de l’apprentissage sont majeurs dans les QPV, ainsi que
le Président de la République les a énoncés dans son discours de Roubaix-Tourcoing le 14 novembre
dernier sur la politique de la ville.
En effet, les quartiers de la politique de la ville regroupent 8% de Français mais plus de 15% des
demandeurs d’emploi de catégorie A et 19% des jeunes de moins de 30 ans ni en études, ni en formation,
pourvus au mieux du brevet des collèges
(« Neet »), soit près de deux fois leur poids parmi les jeunes en
France. Un jeune sur trois qui habite un QPV a un niveau inférieur au BEP-CAP.
Le taux d’illettrisme en QPV est deux fois supérieur (14% contre 7%) à celui moyen national. Les habitants
des quartiers considèrent d’ailleurs le manque de qualification comme premier obstacle à l’insertion
professionnelle et l’accès à l’emploi, ce que révèle une consultation récente des conseils citoyens.
A niveau de diplôme égal, les taux de chômage dans les QPV sont deux fois et demie supérieurs à ceux du
reste du territoire. Ces inégalités sont encore plus marquées pour les jeunes (près d’un jeune actif sur deux
est au chômage) et pour les femmes (plus d’une sur deux est en dehors du marché du travail)
Enfin, les QPV qui représentent plus de 15% des Demandeurs d’emploi de catégorie A en 2017, et ont un
taux d’emploi de l’ordre de 45% (contre 65% au niveau national), n’ont représenté seulement que 12 %
des bénéficiaires du Plan 500 000 formation

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